Uber fait un retour inattendu au Maroc : Casablanca et Marrakech en première ligne
Uber relance officiellement ses services au Maroc ce jeudi 27 novembre. L’entreprise démarre dans deux grandes villes : Casablanca et Marrakech. C’est un virage important pour le secteur du transport urbain, longtemps marqué par des tensions autour des applications VTC.
Le groupe mise sur un dispositif pensé pour la mobilité urbaine, avec en ligne de mire les grands rendez-vous sportifs, notamment la CAN 2025. Deux offres sont disponibles dès le lancement : UberX pour les trajets classiques, et UberXL pour les déplacements en groupe ou les bagages encombrants. Uber insiste : seuls des véhicules agréés sont utilisés, et d’autres villes seront ajoutées progressivement.
Ce retour soulève immédiatement une question brûlante : comment réagissent les taxis, acteurs historiques du secteur ? Les syndicats restent prudents. Contacté par H24Info, Mahjoub Doumi, secrétaire général provincial de l’Organisation démocratique du transport et de la logistique multimodale, affirme n’avoir reçu aucune instruction officielle concernant la reprise de l’activité d’Uber.

Il note qu’aucune collaboration avec les taxis n’a été annoncée. Sur le terrain, des rumeurs circulent cependant : certains conducteurs de Careem pourraient basculer vers Uber. Rien de confirmé, mais le bruit court.
Le syndicaliste pointe aussi un flou persistant sur le cadre légal. Les VTC n’ont reçu aucune autorisation du ministère compétent. Les dernières déclarations du ministère de l’Intérieur vont même plus loin : ces applications demeurent considérées comme illégales au Maroc.
Le retour d’Uber relance donc un débat ancien, jamais vraiment tranché. Et cette fois encore, tout indique que le bras de fer entre VTC, taxis et autorités pourrait reprendre.
Youssef M. est journaliste web, passionné par le bien-être, le design, la culture et les tendances digitales, il signe des articles authentiques et inspirants qui allient créativité, expertise et curiosité du monde moderne.