On a été rassurés : Maeva Ghennam change de ton après les frappes à Dubaï

Meryem M.
On a été rassurés : Maeva Ghennam change de ton après les frappes à Dubaï

À peine 24 heures auront suffi pour transformer l’inquiétude en discours apaisant. Après avoir exprimé sa peur lors des frappes iraniennes visant Dubaï, Maeva Ghennam a finalement assuré sur RMC que la situation était sous contrôle. Une volte-face qui suscite interrogations et débats.

Dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars, des missiles tirés par l’Iran ont visé les Émirats arabes unis. Selon les autorités locales, les projectiles ont été interceptés par le système de défense aérienne. Aucun décès n’a été signalé sur le territoire.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs influenceurs français installés dans l’émirat ont d’abord partagé leur panique. Les vidéos montrant des traînées lumineuses dans le ciel ont rapidement circulé, alimentant l’inquiétude parmi leurs abonnés.

Maeva Ghennam, suivie par plus de trois millions de personnes sur Instagram, a publié une story dans laquelle elle évoquait des vitres tremblantes et un bruit assourdissant. Elle déclarait vouloir être rapatriée en France, affirmant avoir « trop peur ».

Le lendemain, changement radical de discours. Dans une nouvelle publication, elle affirme que « nous sommes protégés » à Dubaï, insistant sur l’efficacité des autorités locales et la sécurité quotidienne dans l’émirat.

Un climat sous surveillance

Interrogée par RMC, l’influenceuse explique que la panique initiale provenait d’un manque d’informations. « On entendait des détonations, on ne savait pas ce qu’il se passait », précise-t-elle.

Elle ajoute que la confirmation de l’interception des missiles par les systèmes de défense a permis de rassurer la communauté française sur place. « Quand on a compris que c’était le système de protection, on a été rassurés », affirme-t-elle.

D’autres influenceurs ont également rétropédalé, publiant des vidéos montrant une ville calme. Certains appellent même à se méfier de la désinformation et insistent sur le fait que « les gens sont dehors » et poursuivent leurs activités.

Cependant, un communiqué attribué au ministère public émirati circule sur les réseaux. Il met en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées concernant les frappes.

Une Française résidant à Dubaï affirme avoir reçu une notification lui interdisant de parler à la presse ou de publier des images des bombardements. Maeva Ghennam, de son côté, assure n’avoir reçu « aucune directive ».

Elle reconnaît néanmoins que la loi locale interdit d’inventer ou d’exagérer des faits. Un message publié sur le compte officiel du ministère public confirme que le partage de contenus issus de sources non gouvernementales peut exposer à des poursuites judiciaires.

La législation émiratie encadre strictement l’activité d’influenceur. Une licence spécifique est requise pour exercer, et toute communication doit respecter les normes locales, notamment en matière de morale publique.

Selon des experts en droit international, une infraction peut entraîner l’expulsion du territoire. Maeva Ghennam, déjà impliquée dans une affaire judiciaire antérieure, fait par ailleurs l’objet d’une interdiction de sortie du territoire.

Elle a été convoquée par la police de Dubaï le mardi 3 mars au matin. Les raisons exactes de cette convocation n’ont pas été précisées, mais elles pourraient être liées à ses publications initiales.

En parallèle, la France envisage des mesures de rapatriement pour ses ressortissants les plus vulnérables présents au Moyen-Orient. Les vols commerciaux ont commencé à reprendre progressivement depuis Dubaï.

Dans un contexte régional tendu, la communication des influenceurs soulève désormais une question centrale : entre émotion spontanée et cadre juridique strict, où se situe la frontière de la liberté d’expression à l’ère des réseaux sociaux ?

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