Donald Trump lève le voile sur les hématomes qui intriguent

Meryem M.
Donald Trump lève le voile sur les hématomes qui intriguent

Depuis plusieurs semaines, le dos de la main droite de Donald Trump aimantait les conjectures. Teint camouflé, pansement discret, angles de caméra soigneusement évités : tout semblait nourrir un soupçon latent. Le principal intéressé a finalement tranché. Dans un entretien accordé au Wall Street Journal et relayé par l’AFP, l’ancien président américain met fin aux rumeurs et livre une explication sans détour.

Selon lui, ces marques violacées ne sont ni accidentelles ni symptomatiques d’un mal caché. Elles seraient la conséquence directe d’une consommation quotidienne d’aspirine à une posologie nettement supérieure à celle préconisée par ses médecins. « Ils préféreraient que je réduise la dose. Je fais l’inverse depuis des années », confie-t-il, presque désinvolte. À 79 ans, Donald Trump revendique ce choix assumé, persuadé que ce traitement contribue à maintenir une circulation sanguine optimale.

Il détaille même sa logique, avec une image qui lui est chère : un sang fluide, vif, débarrassé de toute lourdeur. Chaque jour, il avale 325 milligrammes d’aspirine, là où la dose dite “faible” se situe autour de 81 milligrammes, comme le rappelle la Mayo Clinic citée par le quotidien américain. Une habitude tenace, dont l’effet secondaire le plus visible reste cette propension aux ecchymoses.

Donald Trump lève le voile sur les hématomes qui intriguent

Scanner rassurant et communication maîtrisée

Régulièrement aperçu maquillant sa main ou la protégeant d’un pansement, Donald Trump minimise l’affaire. « Dix secondes de maquillage, rien de plus », balaie-t-il. La Maison Blanche, de son côté, évoque une équation plus prosaïque : aspirine plus poignées de main répétées, cocktail idéal pour des bleus persistants.

Sur le terrain médical, l’ancien locataire de la Maison Blanche se veut catégorique. Contrairement à ce qu’il avait laissé entendre auparavant, il précise avoir passé un scanner — et non une IRM — en octobre. Son médecin, Sean Barbabella, confirme que cet examen visait à exclure toute pathologie cardiovasculaire. Verdict : aucun signal d’alerte, aucune anomalie à signaler.

Donald Trump lève le voile sur les hématomes qui intriguent

Yeux clos, esprit éveillé

Autre sujet de crispation : des clichés le montrant les paupières closes lors de réunions officielles, notamment pendant un Conseil des ministres en décembre. Là encore, Donald Trump dément toute somnolence. « Je ferme simplement les yeux. Ça me détend », explique-t-il, visiblement lassé par l’hypervigilance médiatique entourant sa santé. Il accuse même certains photographes de figer l’instant précis du clignement, transformant un geste banal en preuve à charge.

Santé sous surveillance, confiance intacte

Diagnostiqué en juillet d’une insuffisance veineuse chronique, Donald Trump reconnaît avoir brièvement porté des chaussettes de contention avant d’y renoncer. Son bilan médical d’avril mentionnait également un traitement contre le cholestérol. Des éléments qu’il n’esquive pas, préférant rappeler sa réussite lors des tests cognitifs qu’il brandit volontiers comme gage de vitalité.

Toujours prompt à égratigner son rival démocrate Joe Biden, qu’il qualifiait volontiers de sénile durant la campagne, le milliardaire martèle un message simple : malgré l’âge, malgré les bleus, la machine fonctionne. Et selon lui, elle fonctionne encore à plein régime.

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