CAN 2025 : Le Maroc freiné par le Mali, les choix de Walid Regragui de nouveau dans le viseur

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Maroc Mali Walid Regragui

Le Maroc a laissé filer une victoire précieuse face au Mali (1-1), vendredi soir, lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un nul frustrant, au goût de déjà-vu, qui relance avec force le débat autour des choix tactiques et humains de Walid Regragui, à un moment clé d’un tournoi organisé à domicile.

Dominateurs dans le jeu mais stériles dans les zones décisives, les Lions de l’Atlas ont une nouvelle fois payé le prix d’un plan de jeu prévisible. Malgré une entame offensive et plusieurs occasions nettes, dont un coup franc d’Ibrahim Díaz dès la 8e minute et une action collective manquée par El Khannouss et Ounahi, le Maroc n’a pas su tuer le match. Le ballon circulait, les intentions étaient là, mais l’efficacité brillait par son absence.

Le but marocain est finalement arrivé dans le temps additionnel de la première période, sur penalty, transformé par Díaz. Un avantage flatteur au regard du contenu, mais insuffisant pour masquer les limites d’un système déjà bien lu par les adversaires. Au retour des vestiaires, le rythme est retombé. Le Mali a laissé passer l’orage, puis a commencé à piquer en contre, comme s’il suivait un scénario écrit à l’avance.

À la 62e minute, la sanction est tombée. Une faute dans la surface, confirmée par la VAR, et un penalty transformé par Sékou Koïta pour l’égalisation malienne. Le match bascule alors dans une zone grise, où le Maroc cherche des solutions… sans vraiment les trouver.

C’est à ce moment précis que les choix de Regragui ont cristallisé les critiques. Les entrées d’En-Nesyri, d’El Khannouss et d’Abde Ezzalzouli n’ont pas changé la physionomie de la rencontre. Pire, la sortie d’Ibrahim Díaz, pourtant le joueur le plus inspiré côté marocain, a laissé perplexe. Comme si l’on retirait la bougie quand la pièce est encore sombre. Symbole de cette soirée, En-Nesyri a manqué une occasion franche à la 77e minute, sur une passe millimétrée de Neil El Aynaoui.

Au-delà de ce match, c’est une tendance qui inquiète. Regragui semble s’accrocher à un schéma tactique unique, usé jusqu’à la corde, et à des profils familiers, parfois en manque de rythme ou de forme. Une gestion qui interroge, surtout dans une compétition continentale disputée à domicile, où chaque détail compte et où l’audace devrait être une arme, pas un risque.

Sur le papier, la situation reste favorable. Avec quatre points, le Maroc conserve la tête de son groupe devant le Mali et la Zambie, tandis que les Comores ferment la marche. Mais ce classement ne raconte pas toute l’histoire. Les chiffres rassurent, le jeu beaucoup moins.

Dans les tribunes comme sur les réseaux sociaux, le message est clair : le public attend plus qu’un simple contrôle comptable. Il veut un Maroc conquérant, inventif, capable de surprendre plutôt que de répéter. À force de recycler les mêmes recettes, le sélectionneur joue avec le feu. Et dans une CAN à domicile, le temps, lui, ne recycle rien.

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